Départ d'un employé

2 févr. 2026

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Conciliation travail-vie personnelle

Comment prévenir les départs d’employé(e)s à la recherche d’un meilleur équilibre avant que ce ne soit trop tard?

Dans le monde des services professionnels, entre les mandats qui s’enchaînent, les attentes élevées des clients et les objectifs d’heures facturables, la pression est une réalité quotidienne. En tant que leader, vous portez beaucoup sur vos épaules, et votre priorité est souvent de vous assurer que la livraison soit impeccable.

Pourtant, une question demeure en trame de fond : comment vos équipes se portent-elles réellement ? Car malgré tout le cœur et l’énergie que vous mettez à soutenir vos équipes, il arrive encore que des talents précieux choisissent de partir pour «trouver un meilleur équilibre».

La parentalité, les responsabilités de proche aidance ou simplement le désir d’avoir une vie en dehors du bureau sont des composantes intégrales de l’identité des employé(e)s. Lorsqu’un(e) employé(e) sent que son travail empiète trop souvent sur sa vie de famille, il n’est pas rare qu’iel finira par chercher ailleurs.

On sait que la conciliation travail-vie personnelle est un défi constant dans le milieu. Souvent, par manque de temps ou parce qu’on ne sait pas par quel bout commencer, on espère que nos gens arrivent à trouver leur propre équilibre et qu’ils resteront à nos côtés. On évite parfois de poser la question trop directement, de peur de ne pas avoir de solutions magiques à offrir. Pourtant, pour éviter les départs prématurés, il ne faut pas attendre la lettre de démission : il faut prendre le pouls de façon proactive.


Sommaire

  • Sortir de l’incertitude : pourquoi sonder est nécessaire

  • Passer à l'action, un petit pas à la fois

  • Conclusion : un soutien mutuel

  • FAQ


Sortir de l’incertitude : pourquoi sonder est nécessaire

Il est difficile d'ajuster une situation qu'on ne voit pas clairement. Prendre le pouls de vos équipes, ce n’est pas ouvrir la porte à des revendications impossibles, c’est simplement se donner les moyens d’être un meilleur employeur.

Sonder vos gens sur des indicateurs précis vous permet de passer de l'intuition à l'action. Comment savoir si vos employés sont sur le point de décrocher ? La réponse est simple, mais trop souvent négligée : en leur posant les bonnes questions. Comme on dit : « Quand on sait où viser, on a plus de chances d’atteindre la cible ! »

Voici trois pistes concrètes pour engager le dialogue :

1. La compatibilité au quotidien

Plutôt que de demander si vos employés sont « heureux », demandez-leur si, concrètement, leur charge de travail actuelle leur permet de répondre à leurs obligations familiales sans stress excessif. Cette nuance est importante : elle transforme une émotion en une donnée logistique sur laquelle vous pouvez agir (répartition des mandats, gestion des échéanciers). Il ne suffit pas d'avoir une politique de télétravail, car si vos employés ont la possibilité de travailler de la maison, mais que la charge de travail les oblige à répondre à des courriels jusqu’à 21h, la compatibilité est inexistante. 

2. La vision de l'avenir

Est-ce que vos talents sentent qu'ils peuvent progresser dans votre entreprise tout en étant parents? C’est une question ancrée dans la réalité qui montre que vous vous souciez de leur parcours à long terme. La rétention des parents commence bien avant le départ en congé parental et se joue de manière cruciale au retour. Un(e) employé(e) qui sent que sa carrière ne sera pas freinée par sa réalité familiale est un(e) employé(e) qui s'investit davantage avec confiance.

3. La gestion du mode « urgence »

Dans diverses situations, l'urgence est parfois inévitable. On ne peut pas toujours l'éliminer, mais elle ne doit pas devenir la règle. Si « tout est prioritaire », alors plus rien ne l’est. Le mode urgence permanent épuise les ressources cognitives et émotionnelles, rendant la gestion de la vie privée beaucoup plus lourde. Identifier cette perception vous permet de revoir vos processus opérationnels avant que l'épuisement ne s’installe. En comprenant comment vos équipes perçoivent cette pression, vous pouvez identifier des petits ajustements de communication qui feront une immense différence sur leur sentiment de contrôle.


Passer à l'action, un petit pas à la fois


Il arrive que des entreprises sondent leurs équipes, mais que les résultats restent sans suite par manque de ressources pour les transformer en changements réels. C’est ici que le bât blesse : le sentiment d'avoir été entendu sans être écouté.

C’est là que mon rôle prend tout son sens. Je vous aide à ne pas rester seul(e)s avec ces données. Mon approche consiste à :

  • Cibler les indicateurs qui comptent vraiment pour votre réalité de services professionnels.

  • Interpréter les résultats avec bienveillance pour comprendre ce qui pèse réellement sur vos talents.

  • Proposer des solutions concrètes et réalistes (car je sais que vos clients doivent continuer d'être servis et que vos heures doivent être facturées).

Il n'est pas toujours nécessaire de faire des grands changements pour faire la différence. En écoutant vraiment, on découvre que les priorités des employé(e)s ne sont pas toujours là où on les attendait. C’est en ajustant le tir sur ces points précis qu’on ajuste les petites frictions quotidiennes qui, accumulées, pèsent lourd dans la balance.


Conclusion : un soutien mutuel

Je réalise présentement cet exercice avec un client, et on voit toujours des éléments qui ressortent davantage. On réalise que les employé(e)s ne demandent pas l'impossible. Iels demandent de la clarté, de la reconnaissance de leur réalité et quelques ajustements ciblés.

L'équilibre travail-vie personnelle dans les services professionnels est un défi de tous les jours, mais vous n'avez pas à le porter seul(e). N’attendez pas que vos talents partent chercher cet équilibre chez vos concurrents. En posant les bonnes questions aujourd'hui, vous bâtissez une culture où vos talents ont envie de rester, parce qu'ils se sentent vus et compris. Une entreprise qui soutient la vie de ses employé(e)s est une entreprise que les employé(e)s ont envie de soutenir en retour.


Vous aimeriez savoir par où commencer pour sonder vos équipes sur leur équilibre actuel? Consultez notre solution de diagnostic d’équipe.





FAQ

1. Pourquoi devrais-je sonder mes employé(e)s si je n'ai pas de «solution magique» à leur offrir?

Sonder vos équipes ne signifie pas promettre l'impossible. Souvent, les employé(e)s demandent de la clarté ou une meilleure prévisibilité des urgences. Identifier le problème est le premier pas pour trouver une solution réaliste qui respecte vos objectifs de facturation.

2. Comment poser les bonnes questions sans créer de fausses attentes?

La clé réside dans la formulation : passez de l'émotionnel au logistique. Au lieu de demander « Êtes-vous heureux ? », demandez : « Votre charge actuelle vous permet-elle de remplir vos obligations familiales ? ». En ciblant des indicateurs précis, vous obtenez des données sur lesquelles vous pouvez réellement agir.

3. Est-ce que la conciliation travail-vie personnelle est vraiment possible dans un milieu d'heures facturables?

Oui, mais cela est un défi quotidien qui demande une intention claire. La conciliation ne veut pas dire travailler moins, mais travailler mieux. Cela passe par une culture qui valorise l'efficacité plutôt que le présentéisme et qui reconnaît que la performance à long terme est impossible sans moments de récupération. C’est une culture beaucoup plus rentable que de recruter et former constamment de nouveaux talents.

4. Que faire si les résultats du sondage montrent un mécontentement généralisé ?

C’est une opportunité, pas une menace. Voir la réalité en face vous permet d'agir avant que les démissions ne s'enchaînent. L'important est de ne pas laisser les résultats sans suite. Communiquez ouvertement sur ce que vous avez appris et commencez par de petits changements concrets. L'important pour l'employé est de se sentir vu et entendu.